ombre de fille tenant le soleil dans la main

Pas le temps d’écrire ?

LES FAITS

Nous avons tous prononcé, intérieurement ou à vive voix, cette phrase :

« Je n’ai pas le temps d’écrire ! »

C’est vrai, entre les études ou le travail, la vie de famille, les tentations extérieures et autres obligations, une des plus grandes difficultés quand on souhaite écrire, c’est de s’y mettre.

POURQUOI ?

D’abord, beaucoup d’entre nous ont à vaincre le syndrome de l’imposteur…. Ce syndrome touche particulièrement les personnes sensibles et perfectionnistes, qui ne se sentent pas légitimes dans ce qu’elles font, même lorsqu’elles reçoivent des preuves de leurs qualités. Ainsi, par exemple, on a beau gagner plusieurs prix d’écriture, on se dit toujours que c’est un hasard ou que le jury a dû recevoir très peu de participations. Si vous vous reconnaissez, vous êtes au bon endroit : c’est exactement ce que j’ai traversé. Pour ma part, ce qui m’a aidée, c’est de remporter un concours d’écriture que j’avais perdu l’année précédente. Ainsi, j’avais eu la preuve que ce concours était prisé par plusieurs centaines de participants, et que la victoire n’était pas donnée à tous ! Et surtout, ce déclic m’a poussée à oser faire ce dont j’avais toujours rêvé : mettre ma passion au service d’autres passionnés, en lançant De l’encre sur les mains.

Sans oublier le fameux sentiment de solitude qui peut vous détourner de votre passion. Avouons-le : on peut facilement être tenté de délaisser ses textes pour rejoindre des amis ou passer du temps avec sa famille, en se disant que rien n’est plus important que les gens et que chaque instant passé loin de ceux qu’on aime est une perte. On peut aussi avoir peur de passer pour un ermite ou de faire preuve d’égoïsme en prenant ce temps pour soi, seul.
Pourtant, en écrivant, que cherchons-nous, au fond, si ce n’est une connexion, une transmission, d’un humain à un autre ? Plus simplement : que vous ont offert les auteurs dont vous avez aimé les livres ? Cela ne suffit-il pas à quitter cette idée qu’écrire nous coupe des autres ? Pour ma part, je suis persuadée que chaque mot est un lien tissé entre deux consciences, et s’il est juste, deux cœurs. Et puis, c’est exactement la raison pour laquelle j’ai créé De l’encre sur les mains :

rassembler les passionnés d’écriture pour transformer ce sentiment de solitude en un élan de partage !

Enfin, tout simplement, c’est l’absence de motivation qui peut en décourager plus d’un. En effet, quand on écrit, on peut être lassé par un manque de retour, de gratification, de résultat concret… Dans ces moments-là, rappelez-vous : que pensez-vous des livres, en tant que lecteur.trice? Alors, ça sert vraiment à rien d’écrire ? Les mots peuvent soigner, enseigner, transformer, et avant tout, les mots sont des guides et des créateurs, ils ont un impact direct dans la réalité telle qu’elle est perçue et agie par chaque lecteur. Chacune des personne qui lira vos textes, même si elle ne vous le dit pas, en sera transformée. Ne serait-ce qu’un tout petit peu. Si c’est pas motivant, ça !…

LA SOLUTION MIRACLE !

Une chose, une seule, est essentielle et suffisante pour vous offrir le temps d’écrire : votre nécessité.
Au-delà de la question de la légitimité, de la solitude ou des autres obligations; si c’est nécessaire pour vous, alors c’est nécessaire. D’abord parce que faire ce qui vous permet d’être bien est la première chose que vous puissiez faire pour améliorer le monde et transmettre du positif à vos proches. Ensuite, parce que, quelle que soit votre activité, votre élan créateur est la continuité de votre élan vital, et le réfréner ne vous apportera que de la frustration. C’est comme mettre un bouchon sur le cratère d’un volcan : tôt ou tard, vous en paierez les conséquences, et votre entourage avec ! C’est ce que j’ai vécu lors de ma troisième année de prépa, quand je ne trouvais plus le temps de créer : cela m’a plongée dans la dépression. Franchement, ça ne vaut pas le coup !
Voici la phrase qui m’a réveillée et sauvée : elle vient du grandiose livre Cloud Atlas de David Mitchell :

« You have to do whatever you can’t not do. »
Ce que tu ne peux pas ne pas faire, tu dois le faire.

LE PETIT PLUS

Contre les distractions : découvrez Cold Turkey Writer et la technique du sablier.
Pour vaincre le perfectionnisme et s’entraîner à écrire beaucoup : NanoWrimo
Contre le sentiment de solitude : participez à des write-in et créez votre cercle de lecteurs.
Pour vous connecter à votre nécessité : le cultissime Lettres à un jeune poète de Rilke, en audiobook (ça arrive bientôt !)

ET MAINTENANT

Choisissez dès maintenant une des techniques que je vous ai partagées et mettez-la en place aujourd’hui. Dites-moi dans les commentaires laquelle vous avez choisie et quelle et pourquoi vous écrivez.

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