Chroniqueuse portant un roman avec le texte : Chronique 1, Wanderer, Sarah Léon

Wanderer, Sarah Léon

Transcription de la chronique pour les personnes sourdes et malentendantes :

Bonjour les petites mains !
Aujourd’hui, on se retrouve pour la première chronique de De l’encre sur les mains avec le premier roman de Sarah Léon, Wanderer.

LE RÉSUMÉ

Wanderer, c’est un huis clos qui confronte deux hommes, deux hommes qui se connaissent très bien : Hermin, le maître de musique, et Lenny son élève prodige.
Rassemblés autour d’un piano, qui les unit et en même temps les sépare.
Ils se retrouvent après une longue absence injustifiée et c’est un mélange d’extase que d’être ensemble, mais aussi de beaucoup de rancune, de tension.

LES INFLUENCES

Pour ce qui est des influences il y en a énormément dans ce livre étant donné la culture incroyable de son auteur. Pour vous donner une idée Sarah Léon était dans ma classe en classes préparatoires, c’était la première de la classe, elle est non seulement cultivée mais absolument brillante. C’est une personne d’une intelligence hors du commun et à la fois d’une humilité admirable. Ça vous pouvez le voir si vous regardez l’interview de Sarah Léon, que vous pouvez voir dans la description.
On a Schubert, Goethe avec le Faust, tout le romantisme allemand, l’esthétique du huis clos, mais à la fois quelque chose d’assez onirique et duveteux comme dans par exemple Le rivage des Syrtes de Julien Gracq…

LE STYLE

C’est certes le roman d’une jeune auteure, à peine vingt ans quand elle l’a publié, mais c’est d’une maturité hors du commun. C’est maîtrisé, fin, subtil, puissant et toujours très tenu. Une vraie élégance dans le style, une délicatesse, un choix ciselé du vocabulaire, un rythme toujours exact, à la fois saisissant et très douillet.

MON AVIS

J’ai beaucoup aimé me trouver dans cet espèce de cocon hivernal. C’est une histoire qui nous tient, il y a du suspense, parce qu’il y a beaucoup de questions qui sont posées, beaucoup de secrets, beaucoup de non-dits. J’avoue que les histoires d’amour ce n’est pas vraiment ce que je préfère lire, mais là j’ai vraiment trouvé quelque chose de différent. C’est un amour qui n’est ni réciproque ni vraiment à sens unique : c’est plutôt l’histoire d’un amour contrarié, d’une frustration, et surtout surtout d’une impossibilité de communiquer.

MON ANALYSE

« Ils s’efforçaient de briser le double joug d’un passé douloureux et d’un avenir incertain. »

On est vraiment toujours tendus entre ce qui s’est passé ou pas, ce qui est en train de se passer ou pas et ce qui va se passer ou pas. C’est aussi et je pense avant tout un livre qui parle de l’art, en fait. De l’art, du langage artistique, qu’il soit musical, poétique… En fin de compte, c’est vraiment ce qui est au cœur de l’ouvrage. Ce qui est vraiment très appréciable avec ce livre c’est qu’il y a beaucoup de niveaux de lecture.

J’espère que vous apprécierez autant que moi ce livre. N’hésitez pas à le commander via le lien que vous trouverez dans la description. Et bonne nouvelle, vous pouvez même lire un extrait gratuitement directement sur le site des éditions Éloïse d’Ormesson que je vous mets dans la description également.

LE MOT DE LA FIN

Merci d’avoir suivi cette chronique, j’espère qu’elle vous aura plu et donné envie de lire. À très bientôt sur De l’encre sur les mains, n’oubliez pas de lire, d’écrire, et de vous abonner pour plus de vidéos. Merci !

Le commander Lire le premier chapitre

L’interview de Sarah Léon

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